Bonhomme Pointe-Gatineau

L'ancienne ville de Pointe-Gatineau est en Outaouais
L’ancienne ville de Pointe-Gatineau est en Outaouais1

J’ai entamé la recherche sur le Bonhomme Pointe-Gatineau et son Carnaval en pensant qu’il n’y aurait pas grand contenu et que ça me ferait un répit pendant que je continue mes longues recherches sur le Carnaval de Saint-Jean-Bosco. J’avais tout faux. Ce que je croyais qui serait un court article s’est avéré une recherche de plusieurs dizaines d’heures. Les sources abondent pour documenter la courte histoire de ce Carnaval. À travers toutes ces recherches dans les journaux de la région, j’ai aussi trouvé du contenu pour au moins dix autres articles sur des carnavals. Je n’aurais jamais cru que l’Outaouais était aussi riche en faux bonhommes !

Jadis, beaucoup des anciennes villes, des villages, des paroisses, des écoles et des collèges de Gatineau avaient leurs propres carnavals et leurs faux bonhommes. Dans les dernières décennies, les carnavals ont perdu la faveur et on célèbre plutôt des fêtes d’hiver ou Bal de Neige. Peu de ces fêtes de secteurs et quartiers ont encore leurs propres mascottes, sauf les Glamottes pour Bal de Neige. Un seul secteur de Gatineau a encore son faux bonhomme, Saint-Jean-Bosco.

Mais les carnavals et les faux bonhommes furent très populaires dans les années soixante et soixante-dix. Pour dix années, la ville de Pointe-Gatineau a tenu un Carnaval dynamique et a eu un des bonhommes les plus mémorables. Son visage hante encore les enfants qui l’ont côtoyé durant ces années.

Le secteur de Pointe-Gatineau

Pointe-Gatineau en 190?. Source: BAnQ
Pointe-Gatineau en 190?. Source: BAnQ2

Pointe-Gatineau a connu beaucoup de changements dans les dernières décennies et il m’a été difficile (sans une recherche plus approfondie) de trouver certains lieux mentionnés dans les sources. Ce secteur est situé à la jonction de la rivière Gatineau et de la rivière des Outaouais et a subi de nombreuses inondations. La plus récente en 2019. Ainsi, les emplacements mentionnés dans les articles ont beaucoup changé, surtout le secteur de la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf, qui est presque méconnaissable.

Avant 1966

Emplacements approximatifs des trois églises des paroisses concernées. En jaune, Saint-Jean-de-Brébeuf. En orange, Saint-Rosaire. En rouge, Saint-François. Source de la carte: Société historique de la vallée de la Gatineau
Emplacements approximatifs des trois églises des paroisses concernées. En jaune, Saint-Jean-de-Brébeuf. En orange, Saint-Rosaire. En rouge, Saint-François. Source de la carte: Société historique de la vallée de la Gatineau5

Avant 1966, j’ai pu trouver trois carnavals dans trois paroisses de la ville de Pointe-Gatineau : la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf, la paroisse Saint-François et la paroisse Saint-Rosaire.

Un seul d’entre eux a une trace d’un faux bonhomme dans ces carnavals : Saint-Rosaire, mais on ne trouve pas de photo ou description. Je crois qu’il importe quand même de donner le contexte de ces trois carnavals pour en faire une histoire plus complète. Petit bémol, certains articles de journaux de l’époque ne mentionnent pas la paroisse concernée et disent tout simplement, carnaval de Pointe-Gatineau. Il est donc difficile de savoir à quel carnaval l’attribuer.

Carnaval de la paroisse Saint-François

Source: Le Droit
Source: Le Droit6

J’ai pu trouver une seule source du Carnaval de cette paroisse. Celle-ci date de 1946, ce qui en fait la plus vieille trace que j’ai trouvée pour tout Pointe-Gatineau. On parle ici d’un grand Carnaval, d’une finale de hockey, des jeunes costumés pour une soirée et de magnifiques prix.

Carnaval de la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf

L’ancienne église de Saint-Jean-de-Brébeuf dans Pointe-Gatineau au 1367 rue Saint-Louis. Source: Les églises du Québec
L’ancienne église de Saint-Jean-de-Brébeuf dans Pointe-Gatineau au 1367 rue Saint-Louis. Source: Les églises du Québec7

En 1964, l’Abbé Jean-Paul Cousineau chapeaute le projet de construction d’un centre communautaire avec chapelle, bureaux, salles et résidence à partir d’un bâtiment commercial en vente au lieu d’avoir une église traditionnelle dans ce secteur, faute de moyens financiers.

Les sources sont rares pour ce Carnaval de ce secteur. J’ai pu en trouver deux pour 1965, soit la dernière année avant la fusion des trois carnavals de la Pointe.

On trouve deux éditions presque une après l’autre, la première étant du 19 au 21 février 1965. La reine fut choisie parmi les princesses comme elle avait vendu le plus de billets pour le tirage. Pour ce qui est des activités, il y a eu un tournoi de ballon sur glace avec un prix de 100 $ et un trophée. Le second prix fut de 50 $. Il y a eu des courses d’autos-neige, des courses de chien, du hockey et des sculptures sur glace. Il y a aussi eu un grand défilé auquel prirent part les cadets de Saint-Rédempteur de Hull et les majorettes de Pointe-Gatineau.

L’autre Carnaval eut lieu au printemps en mars 1965. Il y eut des courses de chiens, un marathon de twist et le couronnement d’une reine, d’un roi, d’un duc, d’une duchesse, d’une princesse et d’un prince.

Défilé de majorettes à Pointe-Gatineau, 20 octobre 1962. Source: Fonds Champlain Marcil, BAnQ
Défilé de majorettes à Pointe-Gatineau, 20 octobre 1962. Source: Fonds Champlain Marcil, BAnQ8
Source: Le Droit.
Source: Le Droit.9
Source: Le Droit
Source: Le Droit10

Carnaval de la paroisse Saint-Rosaire

Église Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire au 5, rue Saint-Arthur. Elle est toujours ouverte en 2026. Source: Églises du Québec
Église Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire au 5, rue Saint-Arthur. Elle est toujours ouverte en 2026. Source: Églises du Québec11

J’ai seulement pu trouver des traces du Carnaval de la paroisse Saint-Rosaire après 1964. Ainsi, j’ignore s’il y a eu des éditions précédentes comme il n’y a aucune mention de carnavals avant ces années. Il y a eu deux éditions avant la fusion des trois carnavals, soit 1964 et 1965.

Du 14 au 16 février 1964, il y a aurait eu cinq (ou six selon l’article) duchesses qui tentaient de remporter le titre de reine. On voit aussi la mention d’un Bonhomme.

C’est finalement Pierrette Côté qui remporte le titre. Le tout avait lieu au gymnase Renaud et à la patinoire Saint-Rosaire. Le Carnaval était organisé par l’Association des loisirs de la paroisse.

L’année suivante, du 11 au 14 février 1965, trois duchesses se présentent : Jocelyne Paquet, représentante des Chevaliers de Champlain, Pauline Hammond, représentante de la chambre de commerce, et Nicole Brunet, représentante de la légion canadienne. Pauline Hammond fut élue reine avec le nom de Pauline première. Elle fut couronnée par Pierrette Côté, la reine de l’année précédente. Les deux duchesses ont reçu des diadèmes.

On assista à un défilé, un jeu paroissial, un gala et un feu de joie. Il y a aussi eu un concours d’endurance de patins où six jeunes ont battu le record régional. Roger Charbonneau et Jacques Régimbald ont patiné sans interruption pendant 31 heures 45 minutes. L’ancien record était de 20 heures.

1966 : Une première édition du nouveau Carnaval fusionné

Le Carnaval de la ville de Pointe-Gatineau récolta un grand succès pour sa courte durée de dix ans. Les sources lui donnent une naissance et date de fin très claire : de 1966 à 1975. Pendant la courte existence du Carnaval, le comité organisateur s’est assuré une communication très efficace dans les différents médias écrits de la région, sauf exception de 1968 et 1969 pour lesquels j’ai eu de la difficulté à trouver des sources.

Pour 1966, la jeune chambre de Pointe-Gatineau décida d’organiser un premier Carnaval d’envergure pour toute la ville. Les bénéfices seraient partagés entre les associations jeunesse de la ville pour la tenue de leurs activités, le restant de l’année. Le Carnaval de 1966 aurait eu lieu à l’Hôtel de Ville de Pointe-Gatineau du 12 au 20 février 1966. Il fut demandé aux citoyens de garder leurs décorations extérieures du temps des fêtes afin de garder un « esprit approprié ».

Le président du Carnaval, Normand Bureau tenu à remercier les loisirs Saint-Rosaire, les loisirs Saint-François et les loisirs parc Lafrenière (qui semble être la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf)

En novembre de cette même année, le président de l’Association des loisirs de Saint-Rosaire fit une sortie avec un communiqué de presse qui qualifiait l’administration municipale de Pointe Gatineau « pire que la Household Finance ». Selon lui, la mauvaise gestion de la ville mettait en danger les loisirs des jeunes. Il avait la même opinion sur le fait que l’organisation du Carnaval ne devrait pas être remise à une autre association que les loisirs, soit la jeune chambre. De son opinion, ça aurait été un fiasco que les échevins avaient endossé.

Source : Le Droit
Source : Le Droit14
L’hôtel de ville de Pointe-Gatineau. Il était situé à l’intersection de Saint-Antoine et Jacques Cartier. Le bâtiment a été démoli en 1981 en raison de son état dangereux. Référence: Ville de Gatineau
L’hôtel de ville de Pointe-Gatineau. Il était situé à l’intersection de Saint-Antoine et Jacques Cartier. Le bâtiment a été démoli en 1981 en raison de son état dangereux. Référence: Ville de Gatineau15
Un bonhomme de 32 pieds qui accueille les gens au Carnaval. source: Le Droit
Un bonhomme de 32 pieds qui accueille les gens au Carnaval. source: Le Droit16
Le Droit
Le Droit17

Section 5 le Bonhomme

Bonhomme Pointe-Gatineau dans toute sa splendeur dans cette photo couleur. Source: Ville de Gatineau
Bonhomme Pointe-Gatineau dans toute sa splendeur dans cette photo couleur. Source: Ville de Gatineau18
Source: Le Droit, 11 février 1966
Source: Le Droit, 11 février 196619

Le Carnaval de Pointe-Gatineau a un de mes bonhommes préférés. Il a un sourire moqueur avec des lèvres bien dessinées ainsi que des yeux très petits qui lui donnent l’impression qu’il n’est pas tout là. Il a un visage très détaillé avec des traits humains, des cernes, des ombres aussi bleutées. Bonhomme Pointe-Gatineau a presque l’air calqué sur un monsieur du quartier plutôt que d’être un personnage de fantaisie inventée de toute pièce. Il présente les éléments typiques des faux bonhommes à l’exception d’un : il n’a aucun bouton ou pompon. Pas de fantaisie pour ce bonhomme ! Une tuque bleue, une ceinture fléchée et c’est tout ! Même pas de corpulence, il est droit et svelte.

Quand je fais mes recherches de faux bonhommes, il m’arrive souvent d’avoir des doutes lorsque je regarde de vieilles photos noir et blanc mal numérisées. Mais Bonhomme Pointe-Gatineau est impossible à manquer !

En 1966, on voit sur le programme du 1er Carnaval un premier Bonhomme costumé de style Mardi-gras qui n’a rien à voir avec la future mascotte.

Source: Le Droit, 14 janvier 1967
Source: Le Droit, 14 janvier 196720

En 1967, une figure de simple bonhomme de neige orne le programme.

On mentionne un Bonhomme Pointe-Gatineau pour la première en 1967 dans certaines coupures de journaux. En 1969, on trouve une première photo. Mais est-ce bel et bien le cas ? Nommé comme Bonhomme Pointe-Gatineau, impossible de s’y méprendre. Il s’agit de Bonhomme Hull avec un torse différent. Erreur du journaliste ou prêt du costume ? On ne le saura jamais.

Source: La revue de la Gatineau, 2 février 1972
Source: La revue de la Gatineau, 2 février 197224

En 1972, on commence à voir une illustration d’un homme avec un chapeau haut de forme, une ceinture fléchée sur les programmes. Il y restera jusqu’en 1975. Pas trop de similitudes avec notre Bonhomme.

La même année, on peut voir une offre d’objet souvenir du Carnaval, incluant des figurines à 50 sous.

J’ai pu retrouver une figurine du Carnaval de Pointe-Gatineau sur un groupe Facebook de souvenirs de l’Outaouais. On pouvait trouver ces mêmes designs dans plusieurs carnavals qui sont faits à l’usine de Jos Gagnon et Fils de Saint-Jean-Port-Joli, soit les mêmes qui faisaient les figurines du Carnaval de Québec. Cette entreprise, renommée plus tard Plastiques Gagnon, est toujours en activité. En 1992, l’entreprise s’est départie de sa division d’impression. Depuis ce temps, la coopérative Promo Plastik est responsable de la création d’effigies de Québec et de plusieurs autres carnavals.

Source: La revue de la Gatineau, 2 février 1972
Source: La revue de la Gatineau, 2 février 197225
Effigie de Loisirs Claude. Source: Ebay
Effigie de Loisirs Claude. Source: Ebay27
Effigie du club des bons voisins. Source: Ebay
Effigie du club des bons voisins. Source: Ebay28
Effigie pour Espanola 74, un Carnaval en Ontario. Source: Facebook
Effigie pour Espanola 74, un Carnaval en Ontario. Source: Facebook29

En 1973, on retrouve plusieurs photos du Bonhomme qu’on associe avec Pointe-Gatineau. Il garda cette apparence jusqu’en 1975.

Bonhomme Pointe-Gatineau rencontre… Bonhomme Gatineau. Le journaliste lance une pointe à l’éventuel conflit qui les opposera quand les fusions arriveront. Il ne peut qu’y avoir un seul bonhomme pour cette nouvelle ville. Source: La revue de Gatineau
Bonhomme Pointe-Gatineau rencontre… Bonhomme Gatineau. Le journaliste lance une pointe à l’éventuel conflit qui les opposera quand les fusions arriveront. Il ne peut qu’y avoir un seul bonhomme pour cette nouvelle ville. Source: La revue de Gatineau30

Une tradition dans certains carnavals, tout le long des activités, on tente de trouver qui se trouve dans le costume de Bonhomme. À la fin des célébrations, on démasque, ou plutôt on détête Bonhomme.

En 1974, on voit un mini-Bonhomme à la proclamation officielle de la semaine sportive de l’École le Progrès en compagnie de « Mlle Carnaval », Carnavalo, Carnavalette et L’Ourson d’École. Cette même année, un concours demande aux gens de deviner qui se trouve dans Bonhomme Carnaval. Le prix est de 25 $.

Sa dernière apparition officielle pour le Carnaval a lieu lors de la dernière édition en 1975. On peut le voir danser avec la dernière reine de Pointe-Gatineau.

La programmation des Carnavals

1re édition : 12 au 20 février 1966

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Dès la première édition du Carnaval, on trouve une programmation variée qui s’étale sur plusieurs journées. En tête d’affiche, on trouve un spectacle de Jean Raffa, « bien connu des radiophares et des téléspectateurs, un sosie du père Gédéon, un tricothon, un château de glace style « conte de fées » et des Go Go Girls.

Une bonne variété d’épreuves sportives auraient eu lieu, comme des courses à pied, des courses de ski-doo, du ballon-balai, du patinage et de la pétanque. On parle aussi d’un marathon de patinage pour battre le record établi par Jacques Régimbald et Roger Charbonneau fait l’année d’avant au carnaval Saint-Rosaire.

Il y a aussi des promenades en traîneau, un grand souper de fèves au lard, une soirée dansante en plein air en face du magasin Red & White de la rue Saint-Louis en plus de plein d’autres activités.

Le populaire artiste Jean Raffa remit le prix du concours de tricotage à Gilberte Laflamme. Source: Le Droit
Le populaire artiste Jean Raffa remit le prix du concours de tricotage à Gilberte Laflamme. Source: Le Droit35

2e édition : 14 au 22 janvier 1967

Après la première édition, la jeune Chambre continua à l’organiser malgré les critiques du président de l’Association des loisirs de Saint-Rosaire.

Pour la deuxième édition, pour le centenaire de la Confédération canadienne, il est décidé que sera célébré le 70e anniversaire de la cloche de l’église donné par Lady Aberdeen.

Le Carnaval débuta le samedi 14 février 1967 avec le bal des duchesses au son de l’orchestre d’Aurèle Lecompte. La parade a lieu quelques jours plus tard, soit le 19 janvier. C’est à ce moment que les clefs de la ville furent remis à Bonhomme pour prendre possession de son château de glace.

Encore une fois, on trouve plusieurs activités sportives, mais aussi beaucoup de soupers et événements culinaires : un déjeuner aux crêpes, un souper canadien « du bon vieux temps » et un souper de fèves au lard.

On assiste aussi à une soirée artistique genre amateur, une mascarade, un grand défilé, un feu de joie, un tournoi de ballon-balai, un concours de coupe de bois et une course de barils.

Le 21 février, on a le couronnement de la reine suivi d’une danse en costumes d’époque. Pour la dernière journée, il y eut une messe à laquelle devait assister le gouverneur général du Canada, Georges Vanier. Durant celle-ci on présenta le plus vieux couple de la ville. On fit tirer un grand prix, un téléviseur couleur.

3e édition : 3 au 10 février 1968

Source : La revue de Gatineau
Source : La revue de Gatineau38

Le Carnaval début en force le samedi 3 février 1968 avec l’ouverture officielle et une promenade avec Bonhomme Carnaval. On lui remit aussi les clefs de la ville. On couronna la reine dès la première journée et il y eut une grande parade.

Il y eut des parties de hockey entre les trois paroisses, des courses à obstacles, une parade aux flambeaux en ski-doo, un tricothon, de la danse à go-go, un défilé de mode présenté par Zellers. Le carnaval fini avec un bal costumé masqué avec orchestre. Cette année-là, ils firent le tirage d’un ski-doo.

4e édition : Du 1 au 9 février 1969

Source: Le Droit
Source: Le Droit39

On trouve moins d’informations sur la 4e édition du Carnaval. On sait qu’il y a eu un tournoi de ballon sur glace, un concours de fers à cheval, un jeu de poche, un tricothon, des promenades en motoneiges pour les enfants, un tournoi de quilles, une marche forcée de dix milles et un souper de fèves au lard. Le tout fini avec un grand Bal masqué.

5e édition : 14 au 22 février 1970

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau40

Le 5e Carnaval ouvra sur les terrains du magasin Steinberg avec arrivée du Bonhomme et la remise des clefs de la ville par la Reine du Carnaval.

Du côté des sports : il y a un tournoi de poche, des courses en autoneige, une marche forcée d’un mille pour les dames, une marche de quatre milles pour les hommes, une parade aux flambeaux en autos-neige, un tournoi de crible et finalement un tournoi de ballon-balai.

Du côté de la culture, le Théâtre Populaire de Pointe-Gatineau présente une pièce de Gratien Gélinas « Hier les enfants dansaient ». Il y a aussi eu un défilé de mode par la lingerie Bonenfant et un tricothon.

Les événements festifs et soupers étaient aussi nombreux : une soirée du bon vieux temps, une dégustation de vins et fromages, un déjeuner de crêpes. On trouve aussi le traditionnel souper de fèves aux lard.

La dernière journée se passait majoritairement avec la Légion canadienne avec une parade, un dîner, un souper pour ensuite finir avec une danse. À 11 heures du soir, le Carnaval se termine avec une réception à l’Hôtel de Ville.

6e édition : 6 au 14 février 1971

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau41

Le Carnaval ouvre avec une soirée de couronnement de la reine au restaurant l’Étoile du Nord. On trouve encore beaucoup d’épreuves sportives dans la programmation : un tournoi de ballon-balai, une parade aux flambeaux en autoneige, un tournoi de crible, un tournoi de 500, un tournoi de quilles, des courses de chien, une joute de balle-molle en raquette, un tournoi de poche et des courses en autoneige.

La parade de mode de cette année est organisée par « La Boutique pour vous Madame » et la pièce de théâtre présenté par le théâtre populaire de Pointe-Gatineau est celle de René de Obaldia « Du vent dans les branches de Sassafras »

On trouve encore le traditionnel souper de fèves au lard, une soirée du bon vieux temps, un tricothon, une dégustation de vins et fromages, la messe de la reine et un déjeuner de crêpes. Le tout se termine le dimanche avec une réception à l’Hôtel de Ville.

7e édition : 5 au 13 février 1972

Le Carnaval ouvrit avec le départ de la parade sur les terrains du magasin Steinberg. Le soir avait lieu le couronnement de la reine à L’Étoile du Nord.

La programmation de ce Carnaval détonne avec celle des deux années précédentes. On voit plus d’audace avec une démonstration de plongée sous-marine sur la rivière des Outaouais par le club des plongeurs de Hull. Il y a eu une journée bavaroise avec un orchestre, un buffet froid, un spectacle bavarois de Teutonia Society et une danse.

Le Théâtre Populaire de Pointe-Gatineau présenta un spectacle pour enfants, « La légende de Robin des bois ». Il y eut des projections de films de voyages et de ski, des courses aux barils pour les maires de la région, un tournoi de billard, une danse-parents-enseignants et un défilé de mode avec la boutique Caméo.

Pour les activités classiques, il y a eu un souper de fèves aux lard, une soirée du bon vieux temps, un rallye de motoneige, un tournoi de quilles, une parade aux flambeaux, un tournoi de poche, une danse pour les jeunes et des courses de chien

Le tout se termina le dimanche avec une soirée dansante avec discothèque et maître de cérémonie.

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau42

8e édition : 9 au 18 février 1973

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau43

Le Carnaval de 1973 commença le vendredi 9 février avec une soirée d’orchestre bavaroise. La reine fut couronnée le lendemain à l’étoile du Nord. Bonhomme fit une visite des marchands avec son « cavalier servant », Guy Séguin, à bord d’une décapotable.

Le dimanche, la grande parade du Carnaval eut lieu avec un départ du Restaurant Montcalm sur le boulevard Gréber pour se terminer au Parc-école Robinson.

Le sport était encore au rendez-vous avec des joutes de ballon-balai, de la souque à la corde, du patin à roulettes, un rallye de motoneige pour les adolescents. Plusieurs soirées eurent lieu, comme une soirée dansante pour les adolescents, une soirée du « bon vieux temps », un tricothon et une dégustation de vin, fromages et viandes froides.

Le défilé de mode fut une production des « couturières et dames habiles de Pointe-Gatineau » et la propriétaire de Bonenfant Textiles. De plus, tous les soirs de Carnaval à 23 heures, la Brasserie l’Oasis offrait des fèves au lard gratuites.

Cette édition n’eut pas de soirée de clôture spéciale pour ce Carnaval ni de pièce de théâtre de ce que j’ai pu trouver.

Source: Le Droit
Source: Le Droit44

9e édition : 7 au 17 février 1974

Le 9e Carnaval débute avec la remise de la clef à Bonhomme à l’Hôtel de Ville, puis une visite au Bingo. Tout le long du Carnaval se tient un tournoi municipal de Hockey avec 80 équipes.

D’autres activités sportives ont lieu, comme un tournoi de ballon-balai, du billard, une démonstration de patin à roulettes et de patinage artistique et une compétition de motoneige pour les dix à 16 ans.

Il y a aussi plusieurs événements, comme une réception pour le club d’âge d’or, plusieurs danses, un spectacle avec le chansonnier Maurice Chénier, une marche aux flambeaux, un souper de fèves au lard, une soirée du Bon Vieux Temps, un tricothon et une soirée vins et fromages.

La parade a lieu le dimanche après la messe du Carnaval à l’église Saint-Rosaire. Le Carnaval se termina le dimanche 17 février avec le dévoilement du Bonhomme et des vainqueurs qui auraient deviné son identité.

10e et dernière édition : 13 au 23 février 1975

Le dernier Carnaval fut présenté sur une formule similaire aux dernières années malgré le fait qu’il était su d’avance que ce serait le dernier. Pas de soirée spéciale ou de rétrospectives de ce que j’ai pu trouver. Plusieurs activités sportives ont lieu : ballon-balai, hockey, ski alpin, ski de fond, toboggan, pêche sur glace, patinage, ping-pong, billard, concours d’habiletés en motoneige. Puis de nombreuses soirées : un souper canadien, une soirée du bon vieux temps, une danse dans la rue, un déjeuner de crêpes et saucisses, une mascarade et un vins et fromages. Une danse des cœurs a eu lieu à la salle Étoile du Nord le vendredi 14 février pour la Saint-Valentin. La reine fut couronnée le samedi. Le dimanche, la parade débuta à la place Farmer pour se rendre au stade Pierre-Lafontaine.

Une nouveauté : un concours d’épluchage de patates frites a eu lieu le second samedi du Carnaval. De plus, le Théâtre Populaire de Pointe-Gatineau était de retour avec la pièce de Michel Garneau « 4 à 4 ».

La cour royale

La cour de Bonhomme est composée de duchesses attitrées soit à des secteurs de la ville, des entreprises ou des établissements, selon les éditions. Certaines ont des commanditaires, des parrains ou même des duchés. Les articles de journaux donnent des fois des informations très détaillées sur les duchesses, comme leurs intérêts et ambitions, mais aussi le nom de leurs parents, leur profession, leur employeur et même leur adresse dans certains cas.

1966 : La première reine

En 1966, pour sa première édition, trois duchesses sont en lice. Symbole de la fusion de ces trois carnavals, on trouve une candidate pour les paroisses Saint-Rosaire et Saint-François. La troisième duchesse l’est pour le parc Lafrenière (qui n’existe plus, mais la rue à ce nom, oui). Il est donc fort possible que ce soit dans le même secteur que l’ancienne paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf.

1967

Source: Le Droit
Source: Le Droit53

En 1967, cinq candidates sont en lice pour devenir la reine. Le bal des duchesses a eu lieu le 14 janvier. Aucune mention de laquelle fut nommée reine. On voit pour la première fois de nouveaux « duchés » en dehors des anciennes paroisses.

Source : La revue de Gatineau
Source : La revue de Gatineau54

1968

Les duchesses de cette année-là étaient Patricia Boudreault, Huguette Lahaie et Lucie Legault. Lucie Legault, représentante de l’Association de la Jeunesse de Saint-Rosaire, est élue reine du Carnaval de 1968.

Source: Le Droit
Source: Le Droit55

1969

Source: le Droit
Source: le Droit56

En 1969, une nouvelle méthode pour choisir une reine est essayée avec un système de points accordés pour la personnalité, le maintien et les connaissances. Le jury est composé de personnalités du monde artistique provenant de l’extérieur de Pointe-Gatineau. Au lieu de nommer la reine dès la première journée du Carnaval, celle-ci l’aura été le 1er février, soit quelques jours après le début du 25 janvier. Il y aurait eu six duchesses lors de cette édition, Huguette Lahaie, Constance Desjardins, Lucie Trudel, Michèle Ethier, Christine Paradis et Nora Touloff. Elles représentent des quartiers numérotés de un à six. Huguette Lahaie est élue reine.

1970

En 1970, le jury pour choisir la reine était composé de M. Lemieux, journaliste à l’Ottawa journal, M. Patry, gérant de la mercerie François Martin, et Mlle Fée des Glaces 1970, Reina Cousineau. La fête des glaces était une autre fête d’hiver qui avait lieu en janvier dans Gatineau.

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau59

Louise Charbonneau, 17 ans, est élue reine. Elle était étudiante en première année à la faculté des arts de l’Université d’Ottawa. Elle fut choisie après avoir subi quatre séries de questions, « toutes ou à peu près toutes des moins difficiles ». Les deux autres duchesses étaient Ginette Stressez et Doris Toutloff (parenté avec la duchesse Nora Toutloff de l’année précédente ?).

1971

En 1971, on trouve trois duchesses, Gisèle Malette (du Duché Marcel Saint-Jean assurances), Nicole Ladouceur (du Duché Pharmacie Audette) et Madeleine Fournier (du Duché Bonanza Construction). Madelaine Fournier devint reine.

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau60

1972

1972, trois candidates en lice : Hélène Lamoureux, Diane Plouffe et Carole Séguin. Diane Plouffe remporta le titre de reine.

1973

En 1973, on a des biographies très détaillées des trois duchesses : Lyne Allen (commanditaire : les placements Gatco Ltee), Manon Domingue (commanditaire : restaurant l’Étoile du Nord) et Rachel Plouffe (commanditaire : les pharmacies Audette). La reine de 1973 choisis fut Rachel Plouffe, étudiante au cégep de Hull et commanditée par les Pharmacies Audette).

1974

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau68

En 1974, on trouve cinq duchesses, Danielle Peterson (Le Baron), Diane Caron (Le Côteau), Diane Charette (Lafrenière), Ginette Lamoureux (Saint-François) et Michèle Desloges (Saint-Rosaire).

Michèle Desloges a été choisie comme reine en 1974 au restaurant de l’Étoile du Nord, qui était d’ailleurs son commanditaire.

1975 : le dernier Carnaval

Pour la dernière édition, quatre jeunes filles du secteur étaient en lice : Francine Béland, Danielle Potvin, Johanne Séguin et Diane Charette. Francine Béland fut choisie comme dernière reine du Carnaval de Pointe-Gatineau.

La chanson

Comme de nombreux carnavals, Pointe-Gatineau a sa propre chanson. Avec l’aide d’un ami qui a utilisé LogicPro, nous pouvons nous faire une idée de sa mélodie.

La chanson du Carnaval73

Source: La revue de Gatineau
Source: La revue de Gatineau73

Carnaval ! Carnaval !
Crions gaiement,
Accourons joyeux,
Carnaval ! Carnaval !
Concitoyens, soyons tous heureux,
Carnaval ! Carnaval !
Vraiment, chez nous, c’est le plus beau,
Carnaval ! Carnaval !
Celui de Pointe Gatineau.

Le plaisir abonde et la joie nous entraîne,
Fêtons, fêtons bien, mettons s’y de l’entrain,
De tout’ les sorties, soyons de la partie,

Venez les amis, soyons tous de la scène,
Pour mieux réussir, donnons-nous tous la main,
Qu’on soit jeune ou vieux qu’on soit grand ou petit

Pour tous, c’est le temps, l’temps d’en profiter
Par les jeux, les rires, il faut célébrer
Il faut dans la ronde, savoir s’engager

Car, chez nous, on ne cesse de chanter. Carna
Car, chez nous, on ne cesse de chanter. Carna
Car, chez nous, on ne cesse de chanter. Carna

La fin du Carnaval de Pointe-Gatineau

En 1975, des fusions ont eu lieu pour créer les villes d’Aylmer, de Hull, de Masson-Angers et de Buckingham. Pointe-Gatineau a été intégré avec Gatineau, Touraine, le village de Templeton, Templeton-Ouest, Templeton-Est et Templeton-Est-partie-Est dans la grande ville de Gatineau. Par le fait même, son Carnaval disparu. Je porterai une attention prochainement au Carnaval de Gatineau, où le Carnaval aurait continué, avec son propre Bonhomme.

En février 1976, le directeur du 10e et dernier Carnaval écrit une lettre ouverte dans le Droit et la Revue de la Gatineau pour dénoncer cette perte de voisinage et de camaraderie l’année précédente.

Ainsi, le Carnaval de Pointe-Gatineau disparu pour des décennies… mais pas son faux Bonhomme.

Bonhomme réapparaît

Bien que le Carnaval de Pointe-Gatineau a cessé d’exister en 1975, on a pu revoir Bonhomme au moins deux fois depuis ce temps.

En 1988, il réapparaît le temps d’un article dans Le Droit pour parler d’une visite qu’il a faite à l’école Saint-Rosaire de Pointe-Gatineau. Dans le cadre du Carnaval de l’école, Bonhomme Pointe-Gatineau alla rendre visite à de jeunes étudiants qui vivent avec un handicap. Accompagnés de deux agents de la Sécurité publique de Gatineau, Bonhomme et les jeunes ont pu faire des tours de motoneige autour de la patinoire de l’école.

Source: Le Droit
Source: Le Droit76

Puis, en 2022, il réapparaît sur la page Facebook Faux Bonhomme, mais sans mention de son nom. Immanquable, Faux a encore fière allure malgré certains trous et lésions. Selon la personne qui a partagé cette photo, il l’aurait retrouvé à Lachute dans un garage. La tête se trouverait en ce moment chez un antiquaire en Estrie.

Source: Facebook
Source: Facebook77

La renaissance du Carnaval de Pointe-Gatineau

Depuis 2019, l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau fait revivre le Carnaval. Sans Bonhomme, le Carnaval est une succession d’activités hivernales familiales. Il y a même des tours de carrioles.

Sources

Ville de Gatineau. Ville de Pointe-Gatineau (1876-1974) — Historique.

Sources des images

  1. Google Maps 

  2. « Gatineau Point, Que. », carte de 1897 par Charles Edward Goad, Bibliothèque et archives nationales, BAnQ numérique  

  3. Pointe à Gatineau, comté de Hull », photo de 1941 par Herménégilde Lavoie, Bibliothèque et archives nationales, BAnQ numérique

  4. Ville de Gatineau, G023/0187. 

  5. Société historique de la vallée de la Gatineau, Gatineau Park Topographical Maps, 31G5 - 1948 Ottawa Ontario Quebec 

  6. Le Droit, 16 février 1946 

  7. Les églises du Québec, Diocèse de Gatineau. Photo de Gérald Arbour 

  8. Fonds Champlain Marcil. Archives nationales à Gatineau, P174.S1,D28561 2, 20 octobre 1962 

  9. Le Droit, 5 février 1965 

  10. Le Droit, 16 mars 1965 

  11. Les églises du Québec, Diocèse de Gatineau. Photo de Gérald Arbour 

  12. Le Droit, 17 février 1964 

  13. Le Droit, 11 février 1965 

  14. Le Droit, 27 novembre 1965, Cahier 1 

  15. Ville de Gatineau, Jacques A. Simard 

  16. Le Droit, 17 février 1966 

  17. Le Droit, 24 novembre 1966 

  18. Ville de Gatineau, Carnaval février 1974, Fonds de la Ville de Pointe-Gatineau, G002-06/0002 

  19. Le Droit, 11 février 1966 

  20. Le Droit 14 janvier 1967 

  21. Le Droit, 3 février 1969 

  22. Le Droit, 27 janvier 1967 

  23. Le Droit, 27 janvier 1967 

  24. La revue de Gatineau, 2 février 1972 

  25. La revue de Gatineau, 2 février 1972 

  26. Facebook 

  27. Ebay 

  28. Ebay 

  29. Facebook 

  30. La revue de Gatineau, 14 février 1973 

  31. La revue de Gatineau, 20 février 1974 

  32. La revue de Gatineau, 13 février 1974 

  33. La revue de Gatineau, 22 janvier 1975 

  34. Le Droit, 11 février 1966 

  35. Le Droit, 21 février 1966 

  36. La revue de Gatineau, 19 janvier 1967 

  37. le Droit 14 janvier 1967 

  38. La revue de Gatineau, 31 janvier 1968 

  39. Le Droit, 10 février 1969 

  40. La revue de Gatineau, 18 février 1970 

  41. La revue de Gatineau, 10 février 1971 

  42. La revue de Gatineau, 2 février 1972 

  43. La revue de Gatineau, 7 février 1973 

  44. Le Droit, 10 février 1973 

  45. La revue de Gatineau, 6 février 1974  2 3

  46. La revue de Gatineau, 30 janvier 1974 

  47. La revue de Gatineau, 13 février 1974 

  48. La revue de Gatineau, 20 février 1974 

  49. La revue de Gatineau, 12 février 1975  2 3

  50. Le Droit, 15 février 1966 

  51. La revue de Gatineau, 19 janvier 1967 

  52. Le Droit, 21 février 1966 

  53. Le Droit, 14 janvier 1967, Cahier 1 

  54. La revue de Gatineau, 19 janvier 1967 

  55. Le Droit, 5 février 1968 

  56. La revue de Gatineau, 22 janvier 1969. 

  57. Le Droit, 28 janvier 1969 

  58. Le Droit, 3 février 1969 

  59. La revue de Gatineau, 18 février 1970. 

  60. La revue de Gatineau, 10 février 1971 

  61. La revue de Gatineau, 2 février 1972 

  62. La revue de Gatineau, 2 février 1972 

  63. La revue de Gatineau, 9 février 1972 

  64. La revue de Gatineau, 9 février 1972 

  65. La revue de Gatineau, 24 janvier 1973 

  66. La revue de Gatineau, 7 février 1973 

  67. La revue de Gatineau, 14 février 1973 

  68. La revue de Gatineau, 6 février 1974 

  69. La revue de Gatineau, 13 février 1974 

  70. La revue de Gatineau, 13 février 1974 

  71. Le Droit, 13 février 1975 

  72. La revue de Gatineau, 19 février 1975 

  73. La revue de Gatineau, 7 février 1973.  2

  74. Le Droit, 13 février 1975 

  75. La revue de Gatineau, 18 février 1976 

  76. Le Droit, 6 février 1988, Cahier 1. 

  77. Facebook 

  78. Association citoyenne de Pointe-Gatineau 

  79. Association citoyenne de Pointe-Gatineau 


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